Actuellement, le ministère de la Santé et des Services sociaux rédige la Politique gouvernementale de prévention, qui est attendue avec impatience. En tant que professionnels de la santé, l’ampleur des problèmes de santé comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, le cancer, l’obésité, la carie et l’érosion dentaire, l'arthrite et les affections musculosquelettiques nous préoccupe grandement. Dans la prochaine politique, nous espérons trouver des mesures fortes servant à diminuer le fardeau de ces problèmes de santé affectant de nombreux Québécois. Les récentes données scientifiques démontrent l’importance d’intervenir sur les habitudes alimentaires. Il importe de veiller à ce que la population puisse avoir un accès, physique et économique, à des aliments frais et sains, en plus de réduire la consommation de produits transformés, dont font partie les boissons sucrées. D’ailleurs, la surconsommation de ces dernières a été identifiée comme étant un important contributeur au développement de plusieurs maladies chroniques. Au printemps dernier, l’Organisation mondiale de la santé recommandait de diminuer la consommation de sucres libres à 6 cuillères à thé par jour. À elle seule, une cannette régulière de boisson gazeuse en contient 10. Au Québec, les adolescents boivent en moyenne un demi-litre par jour de boissons sucrées, tandis que les adolescentes boivent un tiers de litre. Le sucre liquide constitue le principal apport en sucre chez les 9 à 18 ans. Rappelons que les boissons sucrées se déclinent de plusieurs façons : boissons énergisantes, boissons gazeuses, eaux vitaminées, thé glacé, cocktail de fruits et boissons pour sportifs. En plus d’être disponibles partout, ces produits sont peu coûteux et sont l’objet d’imposantes campagnes de marketing visant souvent les jeunes consommateurs. La science est claire quant aux conséquences de la consommation quotidienne de boissons sucrées. Il importe d’agir collectivement sur ce facteur de risque et c’est pourquoi nous demandons au gouvernement de mettre en place des mesures destinées à réduire la consommation des boissons sucrées. Signée par plus de 100 professionnels de la santé
Actuellement, le ministère de la Santé et des Services sociaux rédige la Politique gouvernementale de prévention, qui est attendue avec impatience. En tant que professionnels de la santé, l’ampleur des problèmes de santé comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, le cancer, l’obésité, la carie et l’érosion dentaire, l'arthrite et les affections musculosquelettiques nous préoccupe grandement. Dans la prochaine politique, nous espérons trouver des mesures fortes servant à diminuer le fardeau de ces problèmes de santé affectant de nombreux Québécois. Les récentes données scientifiques démontrent l’importance d’intervenir sur les habitudes alimentaires. Il importe de veiller à ce que la population puisse avoir un accès, physique et économique, à des aliments frais et sains, en plus de réduire la consommation de produits transformés, dont font partie les boissons sucrées. D’ailleurs, la surconsommation de ces dernières a été identifiée comme étant un important contributeur au développement de plusieurs maladies chroniques.